Mon incroyable job : Trader

trader3.jpg

Dans le Top Ten des métiers qui font rêver, au milieu des acteurs, chanteurs, pilotes de ligne ou encore vétérinaires (pour les plus jeunes), un nouveau venu a fait une entrée fracassante : Trader. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, c’est ce personnage qui joue sur les marchés financiers avec des millions de dollars, en quelques minutes. Bud Fox et Gordon Gekko version grand écran [les deux héros du célèbre film Wall Street, avec Michael Douglas] ; Jérôme Kerviel dans la vraie vie, celle qu’on nous montre à la télé. La caractéristique de la profession : être un spéculateur financier redoutable. Mais attention, entre un trader ordinaire et un petit génie de la finance, il peut y avoir parfois un fossé… Décryptage.

A l’inverse du courtier qui agit au nom de ses clients, le trader est un opérateur ultra spécialisé qui achète et vend des titres sur les marchés financiers en vue de dégager le plus vite possible des profits pour le compte de la banque dans laquelle il travaille. Le rôle du trader est essentiellement de gérer les risques. Spéculateur financier redoutable, mais aussi fin analyste économique, il doit être capable d’anticiper les fluctuations permanentes des cours des valeurs, monnaies, taux d'intérêt…
C’est lui qui gère ses propres positions en fixant le prix des produits et en négociant, minute par minute, leurs transactions. Il doit saisir les opportunités qui se présentent, en fonction de l'évolution des marchés, être capable de comprendre ces derniers et prévoir instantanément leurs fluctuations.
L'essentiel de son travail se passe dans les salles des marchés (ou « front office ») des grandes banques où il sélectionne parmi toutes les informations que lui délivrent en continue des agences de presse spécialisées celles qui lui seront utiles pour affiner son jugement. Cette fonction implique une veille constante, en temps réel, une analyse et une anticipation des tendances. Et un peu d’intuition, diront certains. Il est aidé en cela par des moyens techniques très sophistiqués, notamment des logiciels spécialisés d'aide à la décision. A côté il bénéficie d’une totale autonomie de décision.
Jusqu’à présent, on les formait surtout aux mathématiques, sans vraiment les préparer à cette pression. Aujourd’hui, on connaît mieux les risques qui y sont associés et qui entraînent des « sentiments de surpuissance » ou d’« illusions de contrôle ».

Formation et qualités requises
> Pour vous aventurer dans une salle de Front Office, mieux vaut avoir une très bonne connaissance de certains concepts mathématiques et des systèmes-experts. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si les meilleurs sortent de Polytechnique… Mais ce n’est pas tout. Une expérience dans le secteur bancaire ou boursier est un atout supplémentaire. Sans oublier une bonne maîtrise du fonctionnement de l’économie et une parfaite connaissance de l’anglais. En résumé, passez par une grande école d'ingénieurs avant de vous spécialiser dans la finance.
> Ceci dit (ou fait) mieux vaut avoir le sens du marché. Vendre ou acheter au moment opportun est l'essentiel de l'art du trader. Intuition, rapidité de jugement, aptitude à réagir immédiatement sont des qualités déterminantes.
> Face à des situations stressantes et anxiogènes, mieux vaut également une bonne résistance physique et psychologique. Les salles de marchés sont toujours en effervescence et les journées de travail interminables. La profession exige une grande disponibilité et un temps de présence important. L’ouverture des bourses se succède tout au long de la journée, Tokyo, Paris, Londres, New York…
> Enfin mieux vaut le goût du risque (et presque du jeu).

Combien ça gagne
Un sujet tabou. Disons de 100 000 à plusieurs millions d’euros annuels. Les traders sont payés à la performance, entre 5 et 8 % des résultats de leur portefeuille. Auxquels s’ajoute un « petit » fixe (6 à 8000 euros mensuel)
Sachez en tout cas que :
> Selon le classement annuel réalisé par la revue Trader Monthly [magazine américain entièrement dédié aux as de la finance], l'Américain John Arnold, 33 ans, a été le trader le mieux payé du monde en 2006. Il a gagné près de 2 milliards de dollars (1,5­milliard d'euros). Cinq traders ont empoché plus de 1 ­milliard de dollars la même année et les 100 traders les mieux rémunérés ont perçu en moyenne 241­millions de dollars. John Arnold, un ancien d'Enron, a parié sur les prix du gaz naturel.
> New York compte 40 des 100 traders les mieux payés du monde, suivie par Londres (27).
> La quasi-totalité travaille pour des hedge funds, ces fonds spéculatifs qui exploitent les anomalies du marché pour réaliser des opérations juteuses.
> Vingt traders à Paris toucheraient un bonus de plus de 10 millions d’euros.
> 300 000 euros, c’est le bonus qu’ « aurait dû » toucher le fameux Jérôme Kerviel en 2007.


« J’ai gagné entre 2 et 3 millions d’euros par an depuis que je suis en poste »

Guillaume a trente ans. Il est trader à la Société Générale. Il a accepté de nous en dire un peu plus sur son job.

En quoi consiste exactement le métier de trader ?
Guillaume : Je suis un commerçant détaillant. Sauf que je travaille dans l’épicerie de l’argent. J’achète en gros et je vends au détail. A un moment T il y a des gens qui ont besoin de placer de l’argent (fonds de pension, fonds de retraite, investisseurs…) et d’autres qui ont besoin de trouver de l’argent (les pays endettés par exemple…). Les deux ne sont pas forcément en adéquation au même moment. Au milieu il y a la banque qui achète pour revendre, avec le risque, comme pour n’importe quel détaillant, de ne pas arriver à écouler tout son stock. C’est un risque d’analyse : il y a plus de demande que d’offre en ce moment, ou l’inverse… La banque au milieu peut également créer ses propres produits, « dérivés » comme on les appelle. C’est un aspect un peu plus pervers du système. Enfin on peut profiter de l’écart de cours entre deux valeurs. Sila Société Générale monte et quela BNP reste à la traîne par exemple, tu peux jouer sur l’écart entre les deux valeurs et leur rattrapage.
C’est comme l’estimation d’une maison. A ce prix, ça a un sens. Au-delà, ça n’a plus de sens. Ce n’est pas du hasard, on travaille sur des modèles financiers et statistiques. Les sommes brassées en tout cas sont en rapport avec une économie mondialisée, c’est-à-dire colossales. C’est donc un commerce très lucratif.
On est bien payé pour faire tout ça ?
Guillaume : Je touche un salaire de 8000 € par mois [dans lequel est incluse une prime d’expatriation, Guillaume étant basé à l’étranger, ndlr] auquel s’ajoutent les primes ou bonus, indexés sur les résultats. Concrètement, j’ai gagné entre 2 et 3 millions d’euros par an depuis que je suis en poste. Plus que mon patron, dix à cinquante fois plus que ceux qui sont censés me « contrôler ». Ceci contribue largement à la starisation des traders et à la naissance de sentiments de surpuissance. Pourquoi tant d’argent ? Parce que nous avons la connaissance… En fait nous sommes comme des footballeurs professionnels : on touche plus que le président du club et plus tu marques de buts, plus ta côte monte. Il y a même des agents qui se sont spécialisés dans le transfert des traders, comme pour les footballeurs. Des banques sont en effet prêtes à mettre sur la table 2 ou 3 millions d’euros pour t’acheter avant que tu ne leur as pas encore fait gagner le moindre sou. De quoi faire perdre le sens des réalités. Pour limiter cela, on a mis en place les bonus différés, qui ne sont payés que deux ou trois ans plus tard, et seulement si tu restes dans ta banque. Une sorte de prime à la fidélité. Si tu pars tu ne les touches pas. En fait, il faut bien savoir qu’un bonus, ce n’est pas une récompense, c’est un coût de remplacement.
Quelles sont les principales qualités d’un trader ?
Guillaume : Etre meilleur que la meilleure des machines, le meilleur des logiciels. Sinon à quoi tu sers ? Et dans le domaine, la technologie avance très vite. Etre un bon trader c’est bien connaître son marché. Sur des produits compliqués comme les produits dérivés il y a une dimension mathématique. Sur des marchés plus simples (taux d’intérêt, actions), il suffit d’avoir une bonne connaissance technique du produit, comme un bon agent immobilier connaît son quartier… Ensuite c’est l’expérience. Les gens qui disent que ce n’est que du hasard (comme au casino) se trompent.
Existe-t-il une vie après Trader ?
Guillaume : Les gens arrêtent parce qu’il y a trop de pression. Soit tu es arrivé à mettre assez d’argent de côté, soit tu continues dans la finance à un poste plus cool, soit tu montes ta boite de conseil, soit tu passes complètement à autre chose. Une seconde vie…


Des traders très... gonflés

Il parait que le sexe dirige le monde. Il semblerait, en tout cas, que l’hormone sexuelle mâle décide pour beaucoup des fluctuations boursières internationales.
Selon une étude réalisée par des chercheurs anglais de l’Université de Cambridge, les courtiers qui ont un taux élevé de testostérone, (la principale hormone sexuelle mâle) sont plus enclins à prendre des risques et réalisent davantage de gains boursiers. Cette trouvaille permettrait d'expliquer certaines décisions irrationnelles, responsables des bulles spéculatives et autres krachs boursiers.
Pour réaliser cette étude, les niveaux de testostérone de 17 courtiers de la City de Londres ont été mesurés pendant huit jours, deux fois par jour, à 11h00 du matin, en pleine activité boursière, et à 16h00, à la fin de la séance, en prélevant des échantillons de leur salive. En comparant les données recueillies, les chercheurs ont pu déterminer que les gains réalisés étaient beaucoup plus importants que la moyenne quotidienne lorsque les courtiers avaient des niveaux de testostérone nettement plus élevés. S'appuyant sur des études précédentes, ces mêmes scientifiques pensent que le phénomène s'expliquerait par le fait que la testostérone accroît la confiance en soi et le goût du risque. Selon John Coates, de l'université de Cambridge, co-auteur de ces travaux et lui-même ancien courtier, « si la testostérone devient excessive dans l'organisme comme cela peut facilement se produire dans des situations de bulles spéculatives, le goût du risque peut devenir obsessionnel ». Rien de très rassurant…

diflucan what it used for

Side that occurred in in this buy amoxicillin with a of 1% or included (18%), diarrhea/loose (14%), (7%), (7%), (2%), (1%) and (1%). Do you think i should my online zithromax sales i don't want to the methadose? for me better, i it now. This online amoxicillin purchase of will from the unit's to a of hematologists/oncologists and nationwide. Children are either or obese, the noted, the could have wide-ranging implications. I saw you replied to another one of my on another board, for that too.