Bienvenue chez "ma tante"…

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S’il y en a à qui la crise profite, c’est bien au Crédit Municipal, plus connu sous le nom de « ma tante ». En 2008, il (ou elle) a connu en effet un net regain d’intérêt avec 77 millions de prêts accordés, contre 72 millions en 2007. De plus en plus de personnes sont donc venues solliciter un prêt sur gage, c'est-à-dire déposer un bijou, un tableau ou un manteau de fourrure… au 55, rue des Francs-Bourgeois (4ème), contre un prêt équivalent à environ 65% de la valeur de l’objet. Tout cela assorti, bien sur, d’un taux d’intérêt variant entre 4 et 15%. La seule solution en tout cas pour faire face à des dépenses urgentes ou pour rembourser des dettes. « Le pic a été enregistré en juillet dernier avec près de 9 millions de prêts destinés au budget vacances », note au passage Bernard Candiard, directeur général du Crédit Municipal. Pour l’anecdote, les employés de l’institution ont vu passer en 2008 un magnum de vin Château Mouton Rothschild 1945 estimé à 30.000 euros et un pot de chambre du 17ème siècle d’une valeur de 5000 euros. Des pièces qui devraient être en principe récupérées un jour ou l’autre par leurs propriétaires, comme 93% des objets déposés.


Ma Tante... c’est aussi du microcrédit

En octobre 2008, la mairie de Paris, en partenariat avec le Crédit Municipal et la Caisse des Dépôts, a mis en place des microcrédits destinés à des particuliers souhaitant concrétiser un projet (hors création d’entreprise) mais qui n’ont pas accès au crédit bancaire classique. Les montants oscillent entre 300 et 3000 euros, avec des taux d’intérêt autour de 4%.

Pour en savoir plus sur le microcrédit voir notre dossier Un petit coup de pouce pour bien démarrer dans notre rubrique Je veux changer de Job